Que faire pour lutter contre la déforestation amazonienne?

Les conséquences de la déforestation risquent d'être irréversibles : à ce rythme la forêt amazonienne aura disparu en 2030.

Après avoir vu les causes et les conséquences de la déforestation en Amazonie, il nous faut inventorier les différentes actions possibles à différents niveaux pour lutter contre ce désastre écologique, qui a des répercussions mondiales.

Source: WWF

Ainsi, que peut faire chaque individu ?

Avant d'agir il faut comprendre.

Pour cela, nous nous sommes glissées dans la peau de journalistes amateurs et nous sommes allées assister à une conférence éco citoyenne dans  la salle polyvalente « Gérard Philippe » de notre commune.

Nous avons ainsi interviewé le représentant  WWF de la région , un représentant de ARUTAM associé à l'association zéro déforestation.

 Nous avons également réalisée une interview non filmée.

Vidéo réalisée par Joset Marie-Charlotte et Maurer Aurelien.

Grâce à ces échanges, nous avons réalisé que nous pouvions lutter à notre manière et à notre échelle contre la déforestation en Amazonie.

Premièrement, avant d'acheter du bois ou des meubles, nous devons demander quelles sont les espèces d'arbres utilisées et quelle est l'origine géographique du bois employé. 

Ensuite, on peut privilégier l'achat  de produits fait avec du bois local, favoriser les produits fabriqués avec les espèces poussant dans nos régions comme le chêne, le pin, l'olivier etc.

On peut exiger l'utilisation ou la mise sur le marché de bois, ou papiers  labellisé FSC*.

Source: Gardenrange

*FSC signifie  Forest Stewardship Council , traduction française  « Conseil de bonne gestion forestière. »Derrière ce sigle se trouvent des représentants d'organisation de protection de l'environnement comme Greenpeace ou WWF, des associations de défenses des peuples indigènes, des forestiers et des revendeurs de produits en bois comme IKEA.

 FSC est aujourd'hui , la plus haute norme écologique, sociale et économique d'exploitation forestière. Cette norme respecte les lois, les droits des peuples indigènes et des ouvriers, les ressources forestières et assure un développement durable aux forêts exploitées.

On peut systématiquement  boycotter les bois d'essences tropicales d'origine douteuses et  ne présentant pas toutes les garanties de traçabilités.

Il est aussi possible de prendre  contact avec des associations ou organisations pour porter à leur connaissances des pratiques ou des agissements que l'on aurait constaté dans des commerces ou des industries, qui favoriseraient l'utilisation de bois illégaux..

Source: Ecologie pratique

On peut aussi décider de faire partie d'associations ou d'organisation telle que WWF ou « Zéro déforestation » ou "Arutam" et mener avec eux des campagnes d'information ou des actions permettant d'attirer l'attention des populations sur le délicat problème de la déforestation amazonienne.

Source: Neoplanete

En réduisant également notre consommation de papier et de produits jetables comme les serviettes, les gobelets et les assiettes en papier, on diminuera les besoins en pâte à papier et donc les coupes de bois. On peut aussi acheter des produits fait avec du papier recyclé.

Mais l'action individuelle doit être relayée par des actions au niveau des gouvernements nationaux.

Source: Neoplanete

Dans les pays importateurs de bois : il faudrait s'assurer de la provenance légale du bois commercialisé, en exigeant systématiquement par exemple le label FSC et en aggravant les sanctions encourus par les importateurs peu scrupuleux.

L'Etat et les grandes sociétés comme la SNCF doivent donner l'exemple en cessant d'utiliser du bois tropical et surtout du bois illicite pour construire des bâtiments ou des infrastructures publiques. Selon Greenpeace, cette importation de bois illicite en France  représenterait 2830km2 de forêts en 2000 soit l'équivalent de la surface du  Luxembourg. La bibliothèque Nationale de France a nécessité l'utilisation de 6 000m3 de bois tropicaux importés d'Afrique et du Brésil soit l'équivalent de 600 arbres, de même les gares TGV du sud-est possèdent chacune 400 m de quai fabriqués avec des essences tropicales comme le Jatoba (Brésil).

Source: Planchers Mirage

Dans les pays producteurs de bois d'Amazonie :

Il faut installer des contrôles accrus de l'Etat sur la production, et suspendre les aides publiques aux contrevenants des lois de protection de l'environnement.

Il faut encourager le développement durable en diversifiant les activités.

On pourrait ainsi remettre au goût du jour l'extractivisme pratiqué par les seringueros, comme la collecte du caoutchouc, d'huiles et de plantes médicinales.

Source: Greenpeace

Le gouvernement brésilien a ainsi inauguré une usine de préservatifs qui en utilisant le latex des hévéas naturels de cette région participera à la lutte contre la déforestation. Les seringueros auront ainsi un débouché économique qui les dissuadera de déboiser pour exploiter les terres.

Il faudrait mettre en place l'éco certification pour les entreprises, ce qui assurerait un développement durable de la ressource forestière et entraînerait ainsi la disparition des coupes illégales : ce label étant exigé pour toute commercialisation de bois. Il faut généraliser les plans d'aménagement durable des concessions en planifiant les coupes selon les capacités de régénération des espèces.

Dans le même ordre d'idée, il faut mettre en place l'agroforesterie. C'est une ancienne pratique qui permet de cultiver simultanément des arbres, des champs et de l'élevage dans un espace délimité. Il faut reboiser des terres épuisées après 3 ou 4 ans de culture et abandonnées par les agriculteurs, en replantant des arbres à croissance lente. On entretient ainsi l'humus, c'est-à-dire la matière résultant de la décomposition des végétaux, caractéristique des sols forestiers.

Source: Journal auto

L'installation de l'éco tourisme offrirait également une alternative économique à la population locale. Cette forme de tourisme a pour but de faire découvrir la nature, les paysages et les espèces tout en respectant les éco systèmes.

Source: Amerikaventure

L'action des gouvernements nationaux doit être comprise dans une action internationale.

Pour lutter contre la déforestation il faut d'abord faire un état exact de l'étendue des dégâts :un programme de surveillance de l'avancée de la déforestation comme le programme IMAZON...doit être généralisé.

L'utilisation d'une surveillance par satellite permet d'avoir des cartes actualisées en temps réel, d'identifier les zones de déboisement illégaux et d'intervenir sur le terrain pour arrêter le déboisement et marquer ainsi la présence de la puissance publique.

Greenpeace a proposé la création d'un fonds international par les pays industrialisés pour arrêter la déforestation dans le monde.  Il faudrait de 20 à 27 milliards d'euros par an pour y parvenir d'ici 2015. Cette proposition vise à protéger la biodiversité et le climat..
Les pays riches, qui ont une responsabilité historique dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) et le réchauffement climatique, aideraient ainsi les pays à conserver leur forêt tropicale et à ne plus les transformer en surface agricole. Il s'agirait de créer des réserves naturelles.

Source: Microcredit Perou

Il faut arrêter la plantation de soja dans les zones déboisées : certaines entreprises comme CARGILL  t LOUIS DREYFUS NEGOCE ont signé une déclaration d'intention avec les associations brésiliennes des huiles brésiliennes et des exportateurs de céréales de ne pas commercialiser le soja plantés dans les zones déboisées et d'instaurer un groupe de travail chargé de garantir l'origine du soja.

Source: CNRS

Il faut développer l'utilisation de bois polymérisé pour remplacer le bois tropical : c'est une technique qui consiste à mélanger des copeaux de n'importe quelle essence de bois des régions tempérés (60%) à du plastique. Le matériau produit résiste aux intempéries, aux termites, non polluant il ne dégage aucune substance chimique au contact de l'eau.

Tous les pays doivent s'entendre pour boycotter le bois tropical illégal et exiger l'obtention du label d'éco certification. Ce bois illégal ou non certifié ne doit pas trouver un débouché dans des pays en plein développement et peu regardant comme la Chine.

Ainsi, la lutte doit-elle se faire à plusieurs niveaux : tout d'abord à l'échelle individuelle, mais aussi régionale, nationale et enfin internationale. En multipliant les actions, la déforestation amazonienne a plus de chance d'être limitée. C'est donc à chacun, de donner de sa propre personne, pour servir une cause mondiale, et participer à la survie de notre planète.

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